Web 2.0 : Les limites du Web 2.0 !


1) Une implication toujours faible 

Tout le monde ne participe pas de la même manière sur les plates-formes Web 2.0.

Une étude datée de 2007 menée par Bill Tancer, de la société de mesure d’audience Hitwise, révèle que sur les sites de type Web 2.0 ; les internautes regardent mais participent peu : seulement 0.16% des visiteurs du site YouTube viennent y partager leurs vidéos. Les 99.84% restant ne font que regarder. Idem pour le site de partage de photos Flickr : seulement 0.2% des visites conduisent à la publication de photos.

Wikipédia est l’exception : sur l’encyclopédie collaborative gratuite 4.6% des visites correspondent à une modification des articles.

On est donc encore loin de la règle de la 1/10/89 établie par Charles Arthur dans The Guardian : pour un groupe de 100 personnes, si l’une crée un contenu, 10 seulement vont interagir en apportant commentaires et améliorations, les autres se contentant  d’une consommation passive. Ce constat, obtenu via des retours d’expérience sur des sites collaboratifs, illustre la « règle des 1/10/89% », selon laquelle plus de 80% des contenus produits proviennent d’un nombre très restreint d’utilisateurs.

Nous pouvons constater que la majorité des utilisateurs des plates-formes Web 2.0 se limitent à consulter les contenus (par ailleurs Forrester reconnait une légère hausse de la participation par rapport à 2007).

2) La crédibilité des sources et la pertinence des informations

Une importante problématique soulevée depuis l’apparition du Web concerne la fiabilité des informations que l’on y retrouve. Est-il possible, par exemple, de définir les blogs ou Wikipédia des sources crédibles ? Jusqu’à quel point pouvons-nous faire confiance aux informations trouvées grâce aux moteurs de recherche ou dans les sites web ?

Il faut tenir compte de différents facteurs qui peuvent rendre la sélection des sources d’une activité très complexe :

  • La multiplication des sources potentielles comme les blogs, les flux RSS, Wikipédia, les réseaux sociaux, les forums, les newsgroups, les sites web, etc.
  • Le nombre d’articles plus ou moins croissant selon le nombre d’intervenants et l’intérêt suscité par l’information qu’on est en train de rechercher.

  • La diversité des intervenants (des internautes anonymes ou cités comme « experts »).

  • La réputation et la fiabilité de la source ainsi que la fréquence des mises à jour.

Enfin un autre piège à éviter, est celui de l’effet « Notoriété et Top of mind » de la source : en d’autres termes le réflexe de réutiliser systématiquement l’encyclopédie/la source que l’on a trouvée la plus fiable la fois précédente.

Ce mécanisme est amplifié dans les moteurs de recherches ou référencement naturel et pertinence font en sorte que la source concernée se situe en haut de la page des résultats (comme par Wikipédia).

3) L’identité numérique et la sécurité des données personnelles

Depuis que les réseaux sociaux et les blogs ont provoqué la prolifération personnelles sur le Web, il est obligatoire pour chaque utilisateur d’avoir et à gérer une véritable « identité numérique » constitué d’informations qu’il a rentré dans ses profils, de ses contributions (par exemple dans les blogs) et des traces qu’il a laissée sur les sites web visités.

Ceci comporte un énorme et incessant effort de veille afin d’éviter que de fausses informations circulent sur son propre compte.

Bien évidemment il faut agir en évitant de publier des informations sensibles ou compromettantes car :

  • elles sont susceptibles d’avoir des usages multiples (fausse identités, arnaques, diffamations, etc.)
  • on transfère souvent la propriété hors de toute protection légale

  • 4) L’é-réputation

    Cette problématique peut être résumée en une phrase de Jeff Bezos, le PDG de Amazon :

    « Si vous rendez vos clients mécontents dans le monde réel, ils sont susceptibles d’en parler chacun à 6 amis. Sur Internet, vos clients mécontents peuvent parler chacun à 6000 amis. »

    L’é-réputation est l’image que les internautes se font d’une marque ou d’une personne. Cette notoriété numérique fait l’identité d’une marque, la différenciant de ses concurrents.

    Avec le Web 2.0, l’internaute peut donner son avis et transmettre massivement ; ce n’est donc plus le privilège des journalistes ou des technophiles. Un peut parler d’une société sur son blog, laisser des commentaires sur un site d’actualités (Digg ou Rue89), participer à un wiki, donner son avis sur un produit sur une plate-forme d’avis de consommateurs (Cia ou ToLuna) ou créer un groupe sur un réseau social tel que Facebook ou Twitter.

    Potentiellement toute entreprise ou tout individu peut donc faire l’objet d’un buzz positif ou négatif : la rumeur se propage désormais sur le Web, à vitesse variable selon le cas. Il devient alors nécessaire d’analyser les conversations présentes sur les médias 2.0 afin d’anticiper une possible propagation plus volumineuse vers les médias classiques de masse (radio, Tv, presse écrite) pour stopper d’éventuels dénigrements ou fausses déclarations.

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    2 commentaires sur “Web 2.0 : Les limites du Web 2.0 !

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